Retrouvez ce sujet dans notre podcast « Allô Fée Dodo », épisode 6 – Les pleurs et colères des bébés. Disponible sur toutes les plateformes d’écoute.
Votre bébé pleure beaucoup (parfois des heures, sans raison apparente) et vous ne savez plus quoi faire. Vous avez vérifié la couche, proposé le sein ou le biberon, bercé, porté, chanté… et rien n’y fait. Vous commencez à douter de vous, à vous demander si quelque chose ne va pas, si c’est normal, si vous êtes un bon parent.
Chez Fée Dodo, nous accompagnons chaque jour des familles qui traversent exactement cette situation. Et la première chose que nous leur disons, c’est celle-ci : un bébé qui pleure beaucoup n’est pas le signe que vous faites quelque chose de mal. Les pleurs sont le seul et unique moyen de communication de votre enfant. Ils ne sont pas un problème en soi, ils sont un message.
L’essentiel à retenir
- Un bébé en bonne santé peut pleurer 2 à 3 heures par jour, avec un pic entre 6 et 8 semaines. C’est normal et temporaire.
- Les pleurs sont un message, pas un problème. Votre bébé communique un besoin : faim, fatigue, inconfort, douleur ou décharge émotionnelle.
- Le manque de sommeil est la cause n°1 des pleurs excessifs. Un bébé qui dort suffisamment pleure beaucoup moins.
- Accompagnez les pleurs avec présence et calme, sans chercher à les stopper à tout prix. Votre sérénité est le meilleur outil d’apaisement.
- Consultez un pédiatre si les pleurs sont accompagnés de signes inhabituels (fièvre, refus alimentaire, douleur visible, perte de poids).
- Demandez de l’aide si vous vous sentez submergé. Ne secouez jamais votre bébé. Vous êtes le meilleur parent pour votre enfant.
Sommaire
- Un bébé qui pleure beaucoup, est-ce normal ?
- Pourquoi votre bébé pleure-t-il autant ?
- La courbe normale des pleurs : un repère essentiel
- Comment calmer un bébé qui pleure beaucoup ?
- Le rôle du sommeil : un bébé qui dort bien est un bébé qui pleure moins
- L’erreur que font beaucoup de parents face aux pleurs
- Quand consulter un professionnel de santé ?
- Que faire quand vous n’en pouvez plus ?
- Nos ressources pour aller plus loin
- FAQ – Vos questions sur un bébé qui pleure beaucoup
Un bébé qui pleure beaucoup, est-ce normal ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Un bébé en bonne santé pleure en moyenne 2 à 3 heures par jour, surtout durant les trois premiers mois de vie. Certains bébés pleurent bien davantage (jusqu’à 5 ou 6 heures certains jours) sans que cela ne traduise un problème de santé. Cela dépend, entre autres, de leur tempérament : chaque bébé est un individu à part entière, et tous ne s’expriment pas avec la même intensité.
Chez Fée Dodo, nous le répétons chaque jour aux parents que nous accompagnons : un bébé qui pleure est un bébé qui communique. Il n’a pas encore de mots, pas de gestes précis, pas de langage articulé. Il n’a que ses pleurs pour dire qu’il a faim, qu’il est fatigué, qu’il a trop chaud, qu’il a mal, qu’il a peur ou simplement qu’il a besoin d’évacuer les tensions accumulées au cours de sa journée.
Et il est important de rappeler ceci : un bébé ne pleure jamais « par caprice ». Son cerveau est bien trop immature pour élaborer une telle stratégie. Lorsqu’il pleure, c’est toujours l’expression d’un besoin réel, même si ce besoin n’est pas toujours facile à identifier.
Pourquoi votre bébé pleure-t-il autant ?
Les causes d’un bébé qui pleure beaucoup sont multiples. Certaines sont évidentes, d’autres beaucoup moins. Voici les principales pistes à explorer, dans l’ordre.
Les besoins fondamentaux non comblés
C’est le premier réflexe, et le bon. Lorsque votre bébé pleure, vérifiez d’abord les fondamentaux : a-t-il faim ? La faim est la première cause de pleurs chez le nourrisson, en particulier durant les premières semaines où les tétées sont très rapprochées. Si bébé rapproche sa tête vers votre sein, fait des mouvements de succion ou porte ses mains à sa bouche, il vous envoie un signal clair.
Sa couche est-elle propre ? Une couche souillée ou mouillée peut provoquer un inconfort suffisant pour déclencher des pleurs. A-t-il trop chaud ou trop froid ? La température de la chambre doit idéalement se situer entre 18 et 20°C. Un bébé trop couvert transpire et s’agite ; un bébé qui a froid a les mains froides et le teint pâle. Sa position est-elle confortable ? Un bébé mal installé, gêné par un vêtement ou une étiquette, peut exprimer son inconfort par des pleurs persistants. A-t-il besoin d’un rot ? L’air emprisonné dans l’estomac après une tétée peut générer un inconfort thoracique qui s’exprime par des pleurs courts et saccadés.
La surstimulation et le manque de sommeil
C’est l’une des causes les plus fréquentes et les plus sous-estimées d’un bébé qui pleure beaucoup. Le cerveau d’un nourrisson est en plein développement : la moindre interaction, le moindre bruit, la moindre lumière constitue une stimulation intense. Lorsque le temps d’éveil est trop long pour son âge, ou que les stimulations ont été trop nombreuses dans la journée, le bébé entre en surstimulation.
Son taux de cortisol (l’hormone du stress et de l’éveil) grimpe en flèche. Paradoxalement, au lieu de s’endormir, il devient de plus en plus agité, de plus en plus difficile à calmer. C’est un cercle vicieux : un bébé en manque de sommeil a du mal à gérer les stimulations environnantes, mais aussi et surtout ses émotions. Les pleurs de bébé vont immédiatement s’intensifier à partir du moment où celui-ci n’aura pas eu le quota de sommeil suffisant pour son âge.
Les temps d’éveil jouent un rôle indispensable. Lorsqu’un bébé a un temps d’éveil trop long, il va avoir beaucoup de mal à se laisser aller vers le sommeil. Il est en surstimulation et va l’exprimer par des pleurs intenses et inconsolables.
Les pleurs de décharge émotionnelle
Si votre bébé est propre, rassasié, confortable et pas douloureux, vous avez probablement affaire à des pleurs de décharge. Ces pleurs portent bien leur nom : ils permettent à votre enfant de se décharger du trop-plein de cortisol accumulé au cours de la journée.
Pour schématiser, deux hormones régulent nos cycles éveil/sommeil : le cortisol (hormone de l’éveil et du stress) et la mélatonine (hormone du sommeil). Pour une pression de sommeil suffisante, le cortisol doit laisser place à la mélatonine. Mais pour plusieurs raisons (manque de sommeil global, temps d’éveil trop long, surstimulation) le taux de cortisol peut être trop élevé pour permettre à votre enfant d’aller vers le sommeil.
L’être humain a deux possibilités pour éliminer ce surplus : la transpiration (le sport) et les larmes. Votre bébé, lui, n’a d’autre choix que de pleurer ! Les pleurs de décharge surviennent typiquement en fin de journée, entre 17 h et 22 h, et touchent surtout les très jeunes bébés (0 à 6 mois).
Ces pleurs ne sont pas le signe que quelque chose ne va pas. Ils sont au contraire le signe que le système nerveux de votre bébé fonctionne normalement. Votre rôle n’est pas de les empêcher, mais de les accompagner avec douceur et présence.
Les causes médicales à ne pas négliger
Un bébé qui pleure beaucoup peut aussi exprimer une douleur qu’il ne peut pas verbaliser. Parmi les causes médicales les plus fréquentes :
Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est l’une des premières pistes à explorer. Les bébés souffrant d’un RGO sont des bébés qui pleurent beaucoup, non seulement de douleur mais aussi, et souvent, du fait de mal dormir. Le RGO peut être externe (avec régurgitations visibles) ou interne (invisible à l’œil nu, mais provoquant des brûlures œsophagiennes intenses). Si votre bébé pleure beaucoup, hurle, pleure à la déglutition ou durant le sommeil, se tortille, refuse le biberon ou le sein, ou reste au sein en non-stop, c’est peut-être le signe d’un RGO qui nécessite une consultation médicale rapide.
Les intolérances ou allergies alimentaires (notamment aux protéines de lait de vache) peuvent provoquer des pleurs importants accompagnés de troubles digestifs, d’eczéma ou de troubles du sommeil.
Les otites, infections urinaires ou autres douleurs peuvent se manifester uniquement par des pleurs, en particulier chez le nourrisson qui ne peut pas localiser sa douleur.
Les tensions physiques liées à la naissance (notamment en cas de naissance instrumentalisée) peuvent parfois être soulagées par un ostéopathe spécialisé en pédiatrie.
La courbe normale des pleurs : un repère essentiel
Si votre bébé pleure beaucoup, sachez que la recherche scientifique a mis en évidence un phénomène universel. Le chercheur Ronald Barr a démontré l’existence d’une courbe normale des pleurs chez le nourrisson : les pleurs et l’agitation augmentent progressivement de semaine en semaine, pour atteindre un pic aux alentours de 6 à 8 semaines de vie, avant de diminuer naturellement.
Ce phénomène est observé à travers différentes cultures humaines, et même chez certaines espèces animales comme le chimpanzé. Les Drs Thirion et Challamel, dans leur ouvrage de référence Le sommeil, le rêve et l’enfant, soulignent que les pleurs de fatigue prolongés sont le premier signe de la mise en place de l’horloge circadienne. Cela se marque surtout chez les nourrissons d’environ 4 semaines, avec des pleurs intenses entre 17 h et 22 h.
Autrement dit, si votre tout petit bébé pleure beaucoup le soir, pas de panique : ces larmes sont le signe d’un développement neurologique normal. La période la plus intense se situe généralement entre 3 et 12 semaines, et s’atténue le plus souvent vers 3-4 mois.
Comment calmer un bébé qui pleure beaucoup ?
Il n’existe pas de formule magique, mais il existe des gestes et des approches qui peuvent considérablement aider votre bébé à s’apaiser. Voici ce que nous recommandons aux familles que nous accompagnons.
Vérifiez d’abord les besoins fondamentaux : alimentation, couche, température, position, rot. Si tout est en ordre, c’est probablement un besoin émotionnel ou de décharge.
Réduisez les stimulations. Mettez-vous dans un endroit calme, cosy et peu éclairé. Baissez les lumières, coupez les sons. Le cerveau de votre bébé a besoin de calme pour se réguler.
Prenez votre bébé contre vous. Le contact peau à peau, votre chaleur, le son de votre voix douce, le rythme de votre respiration, tout cela agit comme un régulateur pour son système nerveux. Tentez de capter son attention avec vos yeux et votre voix très douce. Exprimez-lui votre empathie. Faites-lui savoir qu’il est en sécurité, que ses émotions sont légitimes et que vous êtes là pour les recevoir.
Pratiquez des respirations profondes et montrez le chemin à votre bébé pour retrouver son calme par lui-même. Votre calme est contagieux, mais votre stress aussi. Les bébés sont très en lien avec les émotions des adultes qui les entourent, et c’est souvent la raison pour laquelle les pleurs sont difficiles à limiter.
Ne cherchez pas à stopper les pleurs à tout prix. Parfois, lorsque l’on cherche à stopper une émotion par une tétine, des bercements ou la mise au sein, ou toute une somme de réponses pour répondre aux pleurs, nous pouvons entraver le fait de laisser exprimer pleinement cette émotion aussi longtemps que nécessaire. Permettez-lui de décharger autant que nécessaire par votre présence bienveillante.
Vous pouvez aussi essayer : le bercer, le promener en poussette ou en porte-bébé, lui proposer un bain tiède, le masser doucement, ou simplement bouger avec lui. Chaque bébé est différent, ce qui fonctionne un jour peut ne pas fonctionner le lendemain. Faites-vous confiance et observez les réactions de votre enfant.
Le rôle du sommeil : un bébé qui dort bien est un bébé qui pleure moins
C’est un constat que nous faisons quotidiennement chez Fée Dodo : la grande majorité des bébés qui pleurent beaucoup sont des bébés qui ne dorment pas assez. Le manque de sommeil est à la fois une cause et une conséquence des pleurs excessifs, et c’est un cercle vicieux qu’il est essentiel de briser.
Un bébé qui dort en quantité suffisante pour son âge, sur des longues plages de sommeil et en sommeil profond, sera vraiment plus apte à contrôler ses émotions, les frustrations et toutes les stimulations du quotidien. À l’inverse, un bébé en dette de sommeil voit son taux de cortisol augmenter de manière chronique, ce qui le rend plus irritable, plus difficile à calmer, et paradoxalement plus résistant à l’endormissement.
Pour éviter que la situation ne perdure, voici ce que vous pouvez mettre en place :
Respectez les temps d’éveil adaptés à son âge. Un nouveau-né ne devrait pas rester éveillé plus de 45 minutes à 1 heure d’affilée. À 3 mois, ce temps passe à environ 1 h 30. Ne manquez pas les signes de fatigue (frottement des yeux, bâillements, regard fixe, agitation).
Offrez-lui la possibilité de dormir suffisamment en journée. Si les siestes sont trop courtes, proposez-lui de les rallonger et si cela reste insuffisant, proposez plus de siestes de manière temporaire (tout en respectant les temps d’éveil).
Limitez les stimulations en fin de journée. Proposez à votre enfant des activités calmes. Limitez les jouets à pile qui stimulent plusieurs sens en même temps. Limitez au minimum voire bannissez les écrans. À un jeune âge, évitez au maximum les sorties dans les magasins et les visites à la maison en fin de journée.
Si les nuits et les siestes restent un combat malgré vos efforts, un accompagnement personnalisé peut faire toute la différence.
L’erreur que font beaucoup de parents face aux pleurs
Le stress et l’angoisse des parents face aux pleurs de bébé entraînent souvent un manque de cohérence dans la volonté de bien faire pour apaiser son enfant. On essaie tout, dans tous les sens, de plus en plus vite, de plus en plus tendu. Et bébé le ressent.
C’est en nous, parents, que les bébés trouvent leur sécurité. S’ils nous sentent inquiets, angoissés par quelque chose dont ils n’ont pas conscience ni connaissance, ils vont se sentir complètement insécurisés et l’exprimer par des pleurs. Poser des mots et leur parler des choses qui peuvent nous stresser, sans forcément entrer dans les détails, peut vraiment être une clé pour accompagner l’enfant vers une compréhension de ce qu’il ressent au travers de vous.
Nous sommes d’accord sur le fait qu’un nourrisson de quelques semaines ne comprend pas encore le sens des mots. Mais il comprend l’intention que vous allez venir mettre dans vos mots, et c’est ce dont il a besoin pour se sentir en sécurité.
L’autre erreur fréquente, c’est de vouloir empêcher les pleurs à tout prix. Certains courants de pensée véhiculent l’idée que les pleurs des bébés sont systématiquement nocifs pour leur cerveau et encouragent les parents à ne jamais laisser leur bébé pleurer. Mais entre négliger votre enfant et lui permettre d’exprimer ses émotions en les accompagnant, il y a une différence immense. Un bébé qui pleure dans les bras de son parent, accompagné et sécurisé, n’est pas un bébé qu’on « laisse pleurer ».
Quand consulter un professionnel de santé ?
Les pleurs sont le mode de communication normal d’un bébé, mais certaines situations justifient une consultation médicale rapide.
Consultez votre pédiatre si votre bébé pleure de manière excessive et inhabituelle (plus de 3 heures par jour, plus de 3 jours par semaine, depuis plus de 3 semaines, c’est la règle empirique des « 3 »), si les pleurs s’accompagnent de fièvre, vomissements, refus de s’alimenter, perte de poids ou diarrhée, si votre bébé semble avoir mal de manière récurrente (dos arqué, visage crispé, réveils brutaux en milieu de nuit, refus de la position allongée), ou si vous observez un changement brutal dans son comportement habituel.
Si vous sentez ou pressentez que votre bébé souffre d’un RGO, il est important d’aller consulter votre pédiatre. N’hésitez pas non plus à consulter si les pleurs persistent au-delà de 4 mois sans amélioration, ou si la courbe de poids n’est pas satisfaisante.
Que faire quand vous n’en pouvez plus ?
Entendre son bébé pleurer pendant des heures est une épreuve. Les pleurs d’un nourrisson activent des zones profondes du cerveau parental, liées à l’alerte et à l’empathie. Il est parfaitement normal de se sentir submergé, agacé, épuisé, voire désespéré.
Surtout, déculpabilisez vis-à-vis des pleurs de votre bébé et de votre ressenti. Il est normal qu’un bébé pleure et de ne pas en comprendre la signification 100 % du temps. Il ne s’agit en rien d’incompétence. On ne naît pas parent, on le devient.
Voici ce que nous conseillons aux parents que nous accompagnons :
Si vous sentez que vous êtes sur le point d’exploser, déposez votre bébé en sécurité dans son lit, sur le dos, et sortez de la pièce quelques minutes pour respirer. Appelez votre conjoint, un proche, ou une ligne d’écoute.
Ne secouez jamais un bébé. Le syndrome du bébé secoué est un danger réel et les conséquences sont irréversibles. Il survient notamment face à l’incompréhension des besoins du bébé, dont les pleurs sont vécus comme insupportables. Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, c’est un acte de protection pour votre enfant et pour vous.
Relayez-vous avec votre partenaire ou un proche dès que vous sentez la tension monter. Pratiquez des exercices de respiration profonde. Et n’hésitez pas à faire garder bébé quelques heures dans la semaine, dans une halte-garderie.
Et n’oubliez pas : vous êtes le meilleur parent pour votre enfant.
Nos ressources pour aller plus loin
Chez Fée Dodo, nous avons développé plusieurs ressources pour vous aider à comprendre et apaiser un bébé qui pleure beaucoup.
Le livre « Mon Bébé Pleure Beaucoup » de Caroline Ferriol, accompagnée du Dr Émile Rouffle et d’un collectif de médecins, est un guide complet dédié à cette problématique. Il vous aide à construire un plan d’action parental personnalisé basé sur vos observations des symptômes et comportements de votre bébé, à identifier les véritables causes de souffrance ou d’inconfort avec 3 piliers de santé et 7 vérifications à effectuer auprès de professionnels, et à apaiser votre bébé et retrouver confiance dans vos compétences parentales. Comme le résume Caroline : « Un bébé qui pleure n’est jamais capricieux. C’est un signal, un message ! ».
Le livre « Le Grand Guide du Sommeil de mon Bébé » est le guide de référence pour comprendre le fonctionnement du sommeil de votre enfant, de la naissance à 3 ans. Parce qu’un bébé qui dort bien est un bébé qui pleure moins, cet ouvrage vous donne toutes les clés pour instaurer un climat de confiance et de calme au moment du coucher.
Vous pouvez découvrir ces deux ouvrages et les commander ici.
Nos programmes vidéo vous permettent d’avoir de l’information à moindre coût et en autonomie. Découvrez par exemple La Fée des nuits complètes, notre programme pour les bébés de 4 à 18 mois.
Nos consultations avec une Fée du Sommeil vous offrent un accompagnement personnalisé, à distance, pour débloquer une situation qui vous semble sans issue. Prenez rendez-vous ici.
Que faire si mon bébé pleure beaucoup ?
Commencez par vérifier les besoins fondamentaux : faim, couche, température, position, besoin de rot. Si tout est en ordre, réduisez les stimulations (lumière, bruit, visites) et prenez votre bébé contre vous dans un endroit calme. Parlez-lui doucement, respirez calmement, et permettez-lui de décharger ses émotions en votre présence bienveillante. Si les pleurs persistent de manière intense et quotidienne, consultez votre pédiatre pour éliminer une cause médicale (RGO, allergie, otite). Et si le sommeil est un sujet de difficulté dans votre famille, un accompagnement spécialisé peut souvent transformer la situation en quelques jours.
Comment gérer un bébé qui pleure beaucoup ?
Gérer un bébé qui pleure beaucoup passe d’abord par la compréhension : les pleurs sont normaux et sont le seul moyen de communication de votre enfant. Ensuite, mettez en place une hygiène de sommeil adaptée à son âge (respect des temps d’éveil, environnement calme, rituels réguliers), car la majorité des pleurs excessifs sont liés à un manque de sommeil. Relayez-vous avec votre partenaire pour éviter l’épuisement. Et surtout, ne culpabilisez pas : vous ne pouvez pas toujours identifier la cause de chaque pleur, et c’est parfaitement normal. L’important est de montrer à votre bébé que vous êtes là, que vous l’entendez, et que ses émotions sont légitimes.
Comment calmer un bébé qui pleure beaucoup ?
Plusieurs approches peuvent aider : le contact peau à peau, le bercement, le portage, une promenade en poussette ou en porte-bébé, un bain tiède, un massage doux du ventre, ou simplement votre voix douce et rassurante. Chaque bébé est différent, ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour un autre. L’essentiel est de rester calme (votre stress amplifie les pleurs), de réduire les stimulations environnantes, et de ne pas hésiter à tester plusieurs approches. Si rien ne fonctionne et que les pleurs semblent exprimer une douleur, consultez votre pédiatre.
Comment endormir un bébé qui pleure beaucoup ?
Un bébé qui pleure beaucoup au moment du coucher est souvent un bébé en surstimulation dont le taux de cortisol est trop élevé pour basculer sereinement vers le sommeil. Voici les leviers les plus efficaces : avancez l’heure de coucher (un bébé couché trop tard pleure davantage), respectez les temps d’éveil adaptés à son âge, instaurez un rituel de coucher court et apaisant dans un environnement calme et sombre, et accompagnez les éventuels pleurs de décharge sans chercher à les couper. Si votre bébé intègre quelques minutes de pleurs dans sa transition vers le sommeil, c’est souvent normal, à condition que vous soyez présent et disponible. Pour un accompagnement personnalisé, nos consultations Fée Dodo peuvent vous aider à mettre en place un plan d’action adapté.
Sources
- Barr R.G., « Les pleurs et leur importance pour le développement psychosocial des enfants »
- Thirion M., Challamel M.J., Le sommeil, le rêve et l’enfant, Albin Michel
- Ferriol C., Mon Bébé Pleure Beaucoup, Fée Dodo
- Ferriol C., Le Grand Guide du Sommeil de mon Bébé, Fée Dodo
- Solter A., Pleurs et colères des enfants et des bébés, 2015
- Petit-Mielet A., « Pleurs des bébés en question(s) », CAIRN
Article rédigé par Caroline Ferriol, spécialisée dans l’accompagnement du sommeil des bébés et des enfants.












