Retrouvez ce sujet dans notre podcast « Allô Fée Dodo ». Disponible sur toutes les plateformes d’écoute.
Votre bébé a du mal à s’endormir, se réveille toutes les 45 minutes, refuse de se rendormir seul, ou semble agité toute la nuit ? Vous vous demandez s’il s’agit d’un véritable trouble du sommeil bébé ou simplement d’une phase passagère ?
Chez Fée Dodo, nous accompagnons quotidiennement des familles confrontées à ces difficultés. La bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, des solutions concrètes existent et peuvent transformer la situation en quelques jours. Encore faut-il identifier précisément ce qui se joue.
Voici notre guide complet pour reconnaître les troubles du sommeil chez bébé, comprendre leurs causes, et mettre en place les bons leviers.
Sommaire
- Comment reconnaître un trouble du sommeil chez bébé ?
- Le sommeil normal de bébé selon l’âge
- Les causes possibles d’un trouble du sommeil chez bébé
- Symptômes et signaux d’alerte à connaître
- Nos 10 solutions pour apaiser le sommeil de bébé
- Quand et qui consulter pour un trouble du sommeil de bébé ?
- FAQ – Le trouble du sommeil de bébé
L’essentiel à retenir
- Un trouble du sommeil bébé se reconnaît à des difficultés répétées et persistantes : endormissement long, réveils fréquents, sommeil très fractionné, irritabilité diurne.
- Les causes sont multiples : anxiété de séparation, acquisitions motrices, stratégies d’endormissement dépendantes, environnement inadapté, ou cause médicale.
- Les 10 leviers prioritaires : heure de coucher stable, heure de réveil régulière, routine cohérente, suppression des écrans 2h avant, environnement à 18-20 °C dans le noir, gestion du stress.
- L’auto-apaisement n’est pas l’abandon : c’est apprendre à votre bébé à se calmer par lui-même, en restant présent et accompagnant.
- Si le trouble persiste plus de 3-4 semaines, consultez un professionnel — pédiatre pour les causes médicales, consultante en sommeil pour les troubles comportementaux.
Comment reconnaître un trouble du sommeil chez bébé ?
Parfois, les bébés peuvent mettre un peu de temps à s’endormir avant de se coucher, et c’est tout à fait normal. Mais si votre bébé semble avoir des difficultés répétées et persistantes, cela peut être le signe d’un trouble du sommeil.
Voici les principaux scénarios qui peuvent indiquer un trouble du sommeil chez votre bébé :
- Votre bébé est allongé dans son lit pendant des heures, vous réclamant un autre livre, une chanson, à boire ou aller aux toilettes
- Votre bébé ne dort que 45 à 90 minutes d’affilée, même la nuit
- Il se plaint de démangeaisons aux jambes la nuit
- Il ronfle bruyamment ou respire par la bouche pendant son sommeil
- Il s’endort uniquement dans des conditions très spécifiques (au sein, dans les bras, en mouvement)
- Il se réveille toutes les heures et ne se rendort qu’avec votre intervention
- Il pleure intensément au moment du coucher chaque soir
- Sa qualité de sommeil affecte visiblement son humeur en journée (irritabilité chronique)
Voyons ensemble comment reconnaître plus précisément les signes d’un trouble du sommeil bébé et quand demander de l’aide.
Le sommeil normal de bébé selon l’âge
Avant de parler de trouble, il est essentiel de connaître les repères de sommeil par âge. Tous les bébés ne dorment pas pareil, mais certains repères servent de boussole.
De 0 à 3 mois
Pour votre tout-petit, le sommeil est absolument nécessaire à la croissance et au développement. Mais il en va de même pour la nourriture et l’interaction avec les personnes qui s’occupent de lui.
C’est pourquoi les nouveau-nés se réveillent pour manger, observent votre visage ou l’activité autour d’eux, puis se rendorment. Un nourrisson de cet âge dort en moyenne 16 à 18 heures par 24 heures, par tranches très courtes.
De 3 à 12 mois
À 6 mois, de nombreux bébés sont physiologiquement capables de dormir toute la nuit, préférant rester éveillés plus longtemps pendant la journée.
À mesure que les bébés approchent de leur premier anniversaire, ils sont susceptibles de dormir plus régulièrement la nuit avec deux siestes pendant la journée. Le quota total se situe entre 13 et 14 heures par 24 heures.
Au-delà du premier anniversaire
Vers 18 mois, votre enfant fera souvent une seule sieste plus longue par jour au lieu de deux siestes plus courtes. Vers 4-5 ans, de nombreux enfants se sèvrent complètement de leurs siestes.
Pour aller plus loin, découvrez La Fée des rêves de grands, notre programme vidéo pour les enfants de plus de 18 mois, pour comprendre le sommeil de votre enfant et apaiser les couchers grâce à un cadre serein.

Les causes possibles d’un trouble du sommeil chez bébé
À presque tous les stades de développement, le corps et l’esprit changeant de votre bébé peuvent lui causer des difficultés à s’endormir ou à rester endormi. Voici les principales causes à explorer :
L’anxiété de séparation : votre bébé peut ressentir une angoisse à l’idée d’être séparé de vous, particulièrement entre 8 et 18 mois. Il peut alors vouloir se faire câliner au milieu de la nuit.
Les apprentissages cognitifs : s’il va à la crèche ou s’il apprend de nouveaux mots, il peut se réveiller en pleine nuit avec un mot en tête et s’empresser de le dire — sans que cela ait de lien avec un véritable besoin.
Les acquisitions motrices : l’envie de se dégourdir les bras et les jambes, de pratiquer un nouveau mouvement (s’asseoir, ramper, se mettre debout), peut parfois empêcher votre bébé de dormir profondément.
Une journée trop excitante ou épuisante : certaines journées laissent votre bébé trop nerveux pour s’endormir. C’est typiquement le cas après une visite, une sortie, ou une trop forte exposition aux écrans.
Les aliments et boissons contenant de la caféine : à éviter absolument chez les enfants. Le chocolat noir, certaines boissons type cola, voire des thés peuvent perturber le sommeil.
Un changement d’environnement : déménagement, vacances, voyage, ou des modifications importantes dans la routine peuvent être perturbateurs.
Une maladie ou une cause médicale : maladies passagères (otite, rhume), allergies aux protéines de lait de vache, reflux gastro-œsophagien (RGO), apnée du sommeil, parasomnies (terreurs nocturnes, somnambulisme), ou syndrome des jambes sans repos.
Des stratégies de sommeil dépendantes : votre bébé a appris à s’endormir uniquement dans certaines conditions (au sein, dans vos bras, en mouvement), et ne sait pas se rendormir sans retrouver ces conditions à chaque micro-réveil.
Symptômes et signaux d’alerte à connaître
Si l’anniversaire de votre enfant approche et qu’il n’arrête tout simplement pas d’en parler, qu’il est surexcité à ce sujet — pas de panique. C’est tout à fait normal et c’est surtout temporaire : il ne s’agit pas de symptômes de trouble du sommeil. De même, une journée sans sieste passée à jouer pourrait laisser votre bébé trop excité pour s’endormir.
En regardant à plus long terme, votre bébé peut se réveiller pendant la nuit et refuser de se rendormir jusqu’à ce que vous le preniez dans vos bras ou le bercez, même à l’approche de l’âge de 6 mois. Cela signifie que votre bébé n’a probablement pas appris à s’apaiser la nuit.
L’auto-apaisement se produit lorsque les bébés apprennent à se calmer plutôt que de compter sur quelqu’un d’autre pour le faire. Apprendre à un enfant à s’apaiser n’est pas la même chose que de demander à son bébé de « crier » pour l’exprimer — la nuance est essentielle.
Alors quelles solutions pour répondre au trouble du sommeil de votre bébé ?
Chez Fée Dodo, nous ne conseillons pas qu’une seule méthode mais bien des solutions adaptées à chaque situation, avec comme point commun l’écoute, l’instinct et l’accompagnement bienveillant. Dans nos programmes vidéo, nous présentons, entre autres, les bases du sommeil des bébés et des enfants et de l’endormissement autonome. Vous pourrez ainsi choisir le chemin qui correspond le mieux à votre famille de manière éclairée.
Nos 10 solutions pour apaiser le sommeil de bébé
Voici nos dix leviers à mettre en place, dans l’ordre, pour résoudre un trouble du sommeil chez votre bébé.
1. Définissez une heure de coucher cohérente
De 0 à 3 ans, les enfants ont besoin en moyenne de 11 à 12 heures de sommeil chaque nuit. Mais il y a beaucoup de variabilité dans les besoins et les habitudes de sommeil. Le sommeil de la journée est vraiment crucial et il déterminera également les problématiques de coucher ou de réveils de nuit.
C’est pourquoi il est important que les parents définissent une heure de coucher cohérente qui permet à bébé de dormir suffisamment et de se réveiller à la bonne heure.
2. Définissez une heure de réveil
Définissez une heure de réveil en fonction de la quantité de sommeil dont votre bébé a besoin et de l’heure à laquelle il se couche. Et ce, en semaine comme en week-end : la régularité est la clé.
Vous pouvez aussi télécharger notre fiche pratique consacrée au rituel du lever de bébé.
3. Créez une routine du coucher stable
Les routines sont particulièrement importantes pour les nourrissons. Nous recommandons qu’après le dîner, le reste de la soirée comprenne des temps de jeu calmes, un bain, le brossage des dents, une histoire au coucher, puis le coucher.
Visez une routine réconfortante et relaxante, qui crée une atmosphère idéale pour le sommeil. Avec l’habitude, le corps de votre bébé pourra automatiquement commencer à s’endormir au début de la routine.
4. Éteignez les écrans au moins 2 heures avant le coucher
La mélatonine est un élément important des cycles veille-sommeil. Lorsque les niveaux de mélatonine sont à leur plus haut niveau, la plupart des gens ont sommeil et sont prêts à se coucher. Cependant, la lumière bleue des écrans peut interférer avec cette production de mélatonine.
Regarder la télévision, jouer à des jeux vidéo ou faire défiler des pages web sur un téléphone juste avant de se coucher peut maintenir votre bébé éveillé 30 à 60 minutes supplémentaires.
Faites de la chambre une zone sans écran ou assurez-vous au moins que tous les écrans sont éteints à l’heure du coucher. Et gardez votre téléphone silencieux lorsque vous êtes dans la chambre de votre bébé — ou ne l’apportez pas du tout.
N’hésitez pas à lire notre article au sujet des écrans et des troubles du sommeil de bébé.
5. Réduisez le stress avant le coucher
Une autre hormone qui joue un rôle dans le sommeil est le cortisol, également appelé « hormone du stress ». Lorsque les niveaux de cortisol sont élevés, le corps de votre bébé ne pourra pas s’arrêter et s’endormir.
Privilégiez des activités calmes avant le coucher. Cela peut aider à éviter des quantités excessives de cortisol dans le corps de votre bébé et favorise l’endormissement.
6. Créez un environnement propice au sommeil
Des draps doux, des stores assombrissants et un calme relatif peuvent aider votre bébé à faire la différence entre le jour et la nuit, facilitant ainsi l’endormissement.
Créer un environnement propice au sommeil est important car il prépare le terrain pour le sommeil en réduisant les distractions. Lorsque votre bébé est au calme, il n’est pas distrait et peut s’endormir plus rapidement et avec moins d’aide… tout comme vous.
7. Gardez sa chambre fraîche
Le cycle de sommeil de votre bébé ne dépend pas seulement de la lumière (ou de son absence). Il est également sensible à la température. Les niveaux de mélatonine aident à réguler la baisse de la température corporelle interne nécessaire pour dormir.
Maintenez la chambre entre 18 et 20 °C, et n’habillez pas trop votre bébé. Pour vous aider, consultez notre article complet sur comment habiller bébé selon la température.
8. Aidez-le à apaiser ses craintes
Les fantômes et autres créatures effrayantes peuvent réellement effrayer votre enfant à partir de 2 ans et demi-3 ans, la nuit et au coucher. Il est important de rassurer votre enfant et d’asseoir par votre attitude une assurance qu’il ne court aucun danger et qu’il peut dormir.
Nous vous recommandons de prévoir du temps pendant la journée pour répondre à toutes les craintes et d’éviter d’utiliser l’heure du coucher pour ce type de conversations. Les enfants sont très intelligents et apprendront rapidement qu’ils peuvent retarder l’heure du coucher s’ils utilisent le temps pour exprimer leurs craintes à l’heure du coucher.
9. Concentrez-vous sur la relaxation
Les enfants peuvent avoir du mal à éteindre leur cerveau pour la nuit. Donc, au lieu d’augmenter cette anxiété en insistant sur le fait qu’il est temps d’aller au lit « maintenant », pensez à vous concentrer davantage sur la relaxation et à garder votre enfant calme.
Essayez d’enseigner à votre enfant une technique de respiration profonde pour calmer son corps : « Inspire par le nez pendant 4 secondes, garde la position pendant 5 secondes, expire par la bouche pendant 6 secondes ». Les plus jeunes enfants peuvent simplement s’entraîner à prendre de longues et profondes inspirations et expirations.
10. Demandez de l’aide
Si votre bébé a du mal à s’endormir, fait des cauchemars persistants, se réveille souvent la nuit, ronfle ou respire par la bouche, il pourrait avoir un trouble du sommeil. Pour l’aider (et vous aussi) à retrouver le sommeil, n’attendez pas que la situation s’aggrave.
N’attendez pas que la situation empire. Contactez une consultante spécialiste en sommeil bébé : un accompagnement structuré peut transformer la situation en quelques jours seulement.
Quand et qui consulter pour un trouble du sommeil de bébé ?
C’est l’une des questions qui revient le plus souvent chez les parents. Voici nos recommandations.
Si le trouble du sommeil persiste plus de 3 à 4 semaines malgré la mise en place des conseils ci-dessus, il est temps d’envisager un accompagnement professionnel.
Vers qui se tourner ?
Votre médecin traitant ou votre pédiatre est le premier interlocuteur si vous suspectez une cause médicale : fièvre, perte de poids, douleurs visibles, ronflements bruyants, apnées du sommeil, RGO, allergies. Il pourra orienter si besoin vers un spécialiste (ORL, gastro-entérologue, neurologue pédiatrique).
Un centre du sommeil pédiatrique peut être recommandé en cas de suspicion de troubles spécifiques (apnée du sommeil, syndrome des jambes sans repos, parasomnies sévères).
Une consultante spécialiste en sommeil bébé est la bonne adresse quand le trouble est lié à des stratégies d’endormissement dépendantes, des routines inadaptées, un manque de cohérence dans le cadre de sommeil, ou simplement un besoin de comprendre ce qui se joue. C’est précisément la mission de Fée Dodo : vous accompagner avec bienveillance et expertise pour identifier les leviers et débloquer la situation.
Un pédopsychiatre ou un psychologue peut être pertinent si le trouble du sommeil semble lié à un stress émotionnel important, à un événement traumatique, ou à des phobies chroniques.
Une diététicienne nutritionniste pédiatrique est utile si vous suspectez un lien entre l’alimentation de bébé (notamment une allergie aux protéines de lait de vache) et ses troubles du sommeil.
Article rédigé par Caroline Ferriol, spécialisée dans l’accompagnement du sommeil des bébés et des enfants
Trouble du sommeil bébé, qui consulter ?
Cela dépend de la cause suspectée. Si vous observez des symptômes médicaux (ronflements bruyants, apnées, fièvre, perte de poids, douleurs visibles, suspicion de RGO), consultez en priorité votre médecin traitant ou votre pédiatre, qui pourra orienter vers un spécialiste si nécessaire (ORL, gastro-entérologue, neurologue pédiatrique). Si le trouble est lié à des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes fréquents, des stratégies de sommeil dépendantes ou un cadre familial à réajuster, l’interlocuteur le plus pertinent est une consultante spécialiste en sommeil bébé comme celles de Fée Dodo. Pour un lien suspecté avec l’alimentation, une diététicienne nutritionniste pédiatrique peut compléter le diagnostic. Enfin, pour un stress émotionnel important, un pédopsychiatre ou un psychologue peut être utile. N’attendez pas que la situation s’aggrave : 3 à 4 semaines de difficultés persistantes justifient une demande d’aide.
Quels sont les symptômes d'un trouble du sommeil chez bébé ?
Les principaux symptômes d’un trouble du sommeil chez bébé sont : un endormissement très long (bébé met plus de 30-45 minutes à s’endormir chaque soir), des réveils nocturnes fréquents (plus de 3 fois par nuit après l’âge de 6 mois), un sommeil très fractionné (45 à 90 minutes d’affilée seulement, même la nuit), un refus de se rendormir sans intervention parentale, des pleurs intenses au moment du coucher, des ronflements bruyants ou une respiration buccale, des terreurs nocturnes ou cauchemars persistants, et une irritabilité chronique en journée. Si vous observez plusieurs de ces signes pendant plus de 3 à 4 semaines, il est probable qu’il s’agisse d’un véritable trouble du sommeil qui nécessite une prise en charge.
Quelles sont les causes d'un trouble du sommeil chez bébé ?
Les causes d’un trouble du sommeil chez bébé se classent en trois grandes catégories. (1) Les causes développementales : anxiété de séparation, acquisitions motrices ou langagières, régressions du sommeil aux étapes clés (4 mois, 8-9 mois, 12 mois, 18 mois). (2) Les causes comportementales / environnementales : stratégies d’endormissement dépendantes (sein, bras, mouvement), routine du coucher inexistante ou variable, chambre trop chaude ou trop éclairée, exposition aux écrans avant le coucher, journée trop stimulante. (3) Les causes médicales : RGO, allergie aux protéines de lait de vache, otite, apnée du sommeil, parasomnies (terreurs nocturnes, somnambulisme), syndrome des jambes sans repos. Pour identifier la cause précise, observez attentivement votre bébé et n’hésitez pas à consulter un professionnel.
Quand consulter pour un trouble du sommeil de bébé ?
Consultez si les difficultés persistent au-delà de 3 à 4 semaines malgré la mise en place d’un cadre de sommeil cohérent (routine, environnement adapté, respect des temps d’éveil). Consultez plus rapidement si vous observez : des ronflements bruyants ou des apnées (suspicion d’apnée du sommeil), une perte de poids ou un ralentissement de la courbe staturopondérale, des signes de douleur (dos arqué, pleurs intenses, refus de s’alimenter), des terreurs nocturnes très fréquentes, ou si votre propre épuisement parental atteint un niveau critique. Ne minimisez pas votre fatigue : un parent épuisé est moins disponible pour son bébé, et c’est aussi un signal pour demander de l’aide. Une consultation de quelques heures peut souvent transformer la situation en quelques jours.









