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Démystifier les pleurs, comprendre ce qu’ils signifient et comment y répondre est l’un des piliers d’une parentalité sereine. Cet article complet va vous aider à voir les pleurs de bébé non plus comme un problème à résoudre, mais comme un message à décoder.
Sommaire
- Comprendre les pleurs de bébé : un mode de communication
- Quels sont les différents pleurs de bébé ?
- Pourquoi les pleurs de bébé sont importants pour son développement
- La relation à adopter avec votre bébé face aux pleurs
- Pleurs de bébé et cortisol : démêler le vrai du faux
- Pourquoi mon bébé pleure de 22h à 2h du matin ?
- Pourquoi mon bébé pleure tout le temps et ne dort pas ?
- Comment limiter les pleurs de bébé ?
- Le sommeil pour réguler les émotions de bébé
- Le mot de la fin
- FAQ – Les pleurs de bébé
L’essentiel à retenir
- Les pleurs de bébé sont son unique mode de communication : ils traduisent un besoin ou une émotion, jamais un caprice.
- Il existe plusieurs types de pleurs : faim, inconfort, douleur, fatigue, décharge, émotion, séparation. Apprendre à les distinguer aide à mieux y répondre.
- Pleurer est important pour bébé : cela évacue le cortisol, libère des endorphines, et participe à son développement émotionnel.
- Le cortisol n’augmente pas quand bébé pleure accompagné, mais quand il est abandonné à ses pleurs ou empêché de pleurer.
- Le meilleur moyen de limiter les pleurs est de garantir à bébé un sommeil suffisant en qualité et en quantité, dans un environnement adapté.
- Votre sérénité est contagieuse : prendre soin de vous, c’est aussi prendre soin de votre bébé.
Comprendre les pleurs de bébé : un mode de communication
Lorsque votre bébé pleure, vérifiez d’abord les besoins fondamentaux : a-t-il faim ? Sa couche est-elle propre ? A-t-il mal quelque part ? Une fois ces actions effectuées, c’est qu’il s’agit d’une émotion et non d’un besoin physiologique. Il s’agira donc de chercher à l’accompagner en le laissant exprimer cette émotion.
Nous n’avons pas été formés pour recevoir les émotions d’autrui, et celles-ci peuvent nous mettre mal à l’aise et provoquer chez nous une montée émotionnelle. Dans ce sens, nous allons chercher à stopper l’émotion et la faire taire en utilisant tous les moyens possibles pour calmer notre bébé. Par conséquent, nous n’apprenons jamais à comprendre les pleurs de nos bébés.
Le stress et l’angoisse des parents face aux pleurs de bébé entraînent souvent un manque de cohérence dans la volonté de bien faire pour apaiser son enfant. Les bébés sont très en lien avec les émotions des adultes qui les entourent, et c’est souvent la raison pour laquelle les pleurs sont difficiles à limiter.
C’est en nous, parents, que les bébés trouvent leur sécurité. S’ils nous sentent inquiets, angoissés par quelque chose dont ils n’ont pas conscience ni connaissance, ils vont se sentir complètement insécurisés et l’exprimer par des pleurs.
Quels sont les différents pleurs de bébé ?
Tous les pleurs de bébé ne se ressemblent pas. Apprendre à les distinguer aide énormément à savoir comment réagir. Voici les principaux types de pleurs de bébé :
Les pleurs de faim : ils débutent doucement, sont rythmés, et s’intensifient progressivement si la demande n’est pas comblée. Bébé porte les mains à la bouche, fait des mouvements de succion.
Les pleurs d’inconfort : ils traduisent une couche pleine, des vêtements qui grattent, une mauvaise position, une température inadaptée, un rot à faire.
Les pleurs de douleur : ils sont aigus, soudains, intenses. Bébé peut être crispé, le dos arqué. C’est typiquement le cas en présence d’un reflux gastro-œsophagien (RGO) ou d’une otite.
Les pleurs de fatigue : ils surviennent quand le temps d’éveil a été trop long ou la journée trop chargée. Bébé se frotte les yeux, bâille, mais paradoxalement n’arrive plus à s’endormir — voir notre article dédié bébé pleure de fatigue mais ne veut pas dormir.
Les pleurs de décharge : ils surviennent en fin de journée, alors que tous les besoins sont comblés. Ils permettent à bébé d’évacuer le trop-plein de cortisol accumulé dans la journée. Pour comprendre en profondeur, voir notre article bébé et pleurs de décharge, comment réagir.
Les pleurs émotionnels : ils traduisent un besoin de contact, de proximité, de réassurance. Bébé a besoin de votre présence pour réguler son monde intérieur.
Les pleurs liés à la séparation : ils apparaissent vers 8-9 mois, au moment où bébé prend conscience qu’il est une personne distincte de vous.
Pourquoi les pleurs de bébé sont importants pour son développement
Pleurer permet aux bébés de se sentir plus détendus, car, avec les larmes, l’organisme rejette des toxines comme le cortisol tout en sécrétant des endorphines et des analgésiques naturels.
Permettre à votre bébé de se libérer de tout le stress qu’il a accumulé et d’exprimer ses émotions, c’est aussi lui donner l’opportunité de :
- Comprendre comment fonctionnent ses émotions
- Apprendre à les gérer progressivement
- Reconnaître ses ressentis au fur et à mesure
- Trouver du réconfort par lui-même et savoir faire appel à l’adulte lorsqu’il en a réellement besoin
- Faire grandir sa confiance en lui
Un autre courant de pensée cherche à faire croire aux parents que les pleurs de bébé, parfois même à peine sortis de la maternité, seraient en fait des caprices, et qu’ils auraient la capacité de se jouer de leurs parents. C’est triste d’imaginer qu’un si jeune enfant puisse manipuler ses parents, alors qu’en réalité, il cherche simplement à transmettre un message aux adultes qui l’entourent.
La relation à adopter avec votre bébé face aux pleurs
Poser des mots et parler à votre bébé des choses qui peuvent vous stresser ou vous angoisser dans votre quotidien — sans forcément entrer dans les détails — peut vraiment être une clé pour accompagner votre enfant vers une compréhension de ce qu’il ressent à travers vous.
Nous sommes d’accord sur le fait qu’un nourrisson de quelques semaines ne comprend pas encore le sens des mots, mais il comprend l’intention que vous allez venir mettre dans vos mots, et c’est ce dont il a besoin pour se sentir en sécurité.
Cette approche s’inspire des travaux d’Isabelle Filliozat et de Catherine Gueguen, deux références majeures en parentalité bienveillante, dont les enseignements nourrissent l’approche Fée Dodo.
L’ocytocine est une hormone dont on entend énormément parler. Elle joue également un rôle important dans la limitation des pleurs de bébé. Sa production augmente lorsque le bébé est en contact avec l’un de ses parents et encore plus lorsqu’il est dans les bras de sa maman. Agnès Petit Mielet va même qualifier l’ocytocine d’« anti-inflammatoire de l’angoisse de l’abandon », ce qui signifie que l’enfant en a besoin pour se sentir mieux — pour lui, ce n’est pas un jeu.
Pleurs de bébé et cortisol : démêler le vrai du faux
Certains courants de pensée véhiculent l’idée que les pleurs des bébés sont nocifs pour leur cerveau et pour leur développement, et encouragent donc les parents à ne jamais laisser leur bébé pleurer. L’agent mis en cause serait le cortisol, qui est l’hormone du stress mais également de l’éveil.
En réalité, l’augmentation du cortisol ne se produit pas lorsque l’enfant pleure, mais plutôt lorsque l’enfant est abandonné à ses pleurs. Pire encore : la quantité de cortisol va s’accroître de façon exponentielle chez les enfants que l’on empêcherait de pleurer pour évacuer le stress accumulé durant la journée.
Pour un décryptage complet de cette question, consultez notre article autoriser mon bébé à exprimer ses pleurs, lui abîme-t-il le cerveau ?
Il est donc primordial de déconstruire tout ce qui est ancré en nous concernant les pleurs de bébé. Nous ne devons plus voir les pleurs de bébé comme quelque chose de négatif, mais comme quelque chose d’indispensable à leur bien-être émotionnel.

Pourquoi mon bébé pleure de 22h à 2h du matin ?
Si votre bébé pleure de 22 h à 2 h du matin, plusieurs causes peuvent être en jeu :
Une dette de sommeil accumulée : votre bébé n’a pas eu assez de sommeil en journée (siestes trop courtes, trop espacées, ou coucher trop tardif). Le manque de sommeil fait grimper le cortisol, qui empêche un sommeil profond et réparateur.
Des pleurs de décharge tardifs : si la fin de journée a été particulièrement stimulante, le pic de cortisol peut décaler les pleurs de décharge dans la première partie de nuit, juste après l’endormissement.
Une stratégie de sommeil dépendante non comblée : votre bébé s’est endormi dans une certaine condition (au sein, en mouvement, dans vos bras), et il se réveille entre 22 h et 2 h pour rechercher cette même condition.
Des pics d’inconfort digestif : si votre bébé souffre d’un RGO, les remontées acides sont souvent plus présentes en position allongée. Les douleurs surviennent typiquement 1 à 3 heures après le coucher.
Une régression du sommeil : à certaines étapes du développement (4 mois, 8-9 mois, 12 mois, 18 mois), il est fréquent d’observer des perturbations du sommeil qui se manifestent souvent en première partie de nuit.
Un environnement de chambre inadapté : température trop élevée, lumière résiduelle, bruits parasites. Vérifiez que la chambre est à 18-20°C, dans le noir complet, et qu’aucun écran ne diffuse de lumière bleue à proximité.
Pourquoi mon bébé pleure tout le temps et ne dort pas ?
Si votre bébé pleure tout le temps et ne dort pas, vous êtes face à une situation particulièrement épuisante. Voici les principales pistes à explorer :
Une cause médicale : un RGO, une allergie aux protéines de lait de vache, une otite, une infection urinaire. Si votre bébé semble souffrir, refuse de s’alimenter, ou que sa courbe de poids n’est plus satisfaisante, consultez votre pédiatre.
Un cercle vicieux fatigue/pleurs : un bébé en grande dette de sommeil pleure beaucoup, et un bébé qui pleure beaucoup ne dort pas — c’est le cas typique du bébé qui pleure beaucoup. Pour sortir de ce cercle, il faut souvent réinstaurer un cadre de sommeil cohérent en quelques jours.
Une surstimulation chronique : trop de sollicitations, trop d’écrans, trop de bruit, trop de visites. Le cerveau immature de votre bébé n’arrive plus à gérer.
Des coliques du nourrisson : caractérisées par la « règle des 3 » — plus de 3 heures de pleurs par jour, plus de 3 jours par semaine, depuis plus de 3 semaines. Si vous êtes dans ce cas, consultez votre pédiatre.
Un trouble de l’attachement lié à un stress parental intense : l’épuisement et l’anxiété parentale se transmettent à bébé. Prenez soin de vous, demandez de l’aide.
Si vous êtes dans cette situation et que vous ne savez plus quoi faire, nos consultations Fée Dodo sont conçues pour vous accompagner vers la résolution rapide de cette difficulté. Et pour aller plus loin, découvrez Couchers enchantés, notre programme vidéo dédié à l’endormissement autonome.

Comment limiter les pleurs de bébé ?
Le meilleur moyen pour limiter les pleurs de bébé est de lui permettre d’avoir un sommeil de qualité et en quantité suffisante pour son âge. Un bébé en manque de sommeil a du mal à gérer les stimulations environnantes, mais aussi et surtout ses émotions.
Les pleurs de bébé vont immédiatement s’intensifier à partir du moment où celui-ci n’aura pas eu le quota de sommeil suffisant pour son âge. Les temps d’éveil jouent également un rôle indispensable dans la cohérence du sommeil chez les tout-petits, mais également pour limiter leurs pleurs (voir notre tableau des temps de sommeil par âge).
Voici les leviers concrets à mettre en place :
Respecter les temps d’éveil adaptés à son âge. Un bébé couché au bon moment pleure infiniment moins.
Proposer suffisamment de siestes en journée, et de qualité.
Limiter les stimulations : moins d’écrans, moins de jouets bruyants, moins de visites, moins de sorties à l’extérieur.
Instaurer un rituel du coucher stable : mêmes étapes, mêmes horaires, mêmes lieux.
Garantir un environnement de chambre adapté : 18-20°C, noir complet, calme.
Accompagner les pleurs émotionnels sans chercher à les couper à tout prix.
Prendre soin de votre propre état émotionnel : votre bébé capte vos émotions à un niveau quasi-animal.
Le sommeil pour réguler les émotions de bébé
Lorsqu’un bébé a un temps d’éveil trop long, il va avoir beaucoup de mal à se laisser aller vers le sommeil. En effet, il est en surstimulation et va l’exprimer par des pleurs intenses et inconsolables. Connus sous le nom de pleurs de décharge, ils sont en réalité les pleurs d’un bébé en surstimulation, épuisé, avec un cerveau complètement déconnecté.
Le meilleur moyen d’accompagner les pleurs de bébé dans ces instants serait tout simplement de le laisser décharger son trop-plein de cortisol en votre présence, puis de mettre tout en œuvre pour qu’il puisse trouver le sommeil.
Un bébé qui dort en quantité suffisante pour son âge, sur des longues plages de sommeil et en sommeil profond, sera vraiment plus apte à contrôler ses émotions, les frustrations et toutes les stimulations du quotidien.
Pour approfondir, consultez aussi notre livre Fée Dodo, Le Grand Guide du Sommeil de mon Bébé, qui décortique précisément le lien entre sommeil et régulation émotionnelle.
Avant de terminer…
Souvent, nous nous entendons dire que nos enfants sont différents lorsque nous ne sommes pas auprès d’eux. Par exemple, la nounou ou la crèche nous dresse le portrait d’un bébé paisible, calme et serein, alors qu’avec nous notre bébé peut pleurer plusieurs heures sans que nous ne trouvions le moyen de l’apaiser.
C’est tout simplement qu’avec nous, notre bébé peut être totalement lui-même. Il sait que quoi qu’il se passe, nous l’aimerons toujours et nous serons toujours à ses côtés. Cela n’a rien de négatif : notre enfant nous fait confiance.
Les consultations Fée Dodo ont pour objectif de vous aider dans la résolution des troubles du sommeil, mais aussi dans l’accompagnement et la compréhension des pleurs de bébé. Elles vont également vous donner des clés concrètes et pratiques dans l’accompagnement et l’acceptation des émotions de votre bébé.
Les consultantes Fée Dodo s’appuient sur de nombreuses approches telles que Isabelle Filliozat ou encore Catherine Gueguen pour vous donner toutes les clés afin de limiter les pleurs de bébé sans jamais les nier. Retrouvez espoir en lisant nos avis Google : avec nous, rien n’est impossible !
Article rédigé par Caroline Ferriol, spécialisée dans l’accompagnement du sommeil des bébés et des enfants.
Pourquoi mon bébé pleure de 22h à 2h du matin ?
Si votre bébé pleure de 22 h à 2 h du matin, c’est généralement le signe d’une dette de sommeil accumulée en journée ou de pleurs de décharge tardifs liés à une fin de journée trop stimulante. D’autres causes possibles : une stratégie de sommeil dépendante (bébé s’endort dans une certaine condition et se réveille pour la retrouver entre deux cycles), un inconfort digestif type RGO (les douleurs surviennent typiquement 1-3 h après le coucher), une régression du sommeil, ou un environnement de chambre inadapté. La première chose à vérifier est le quota de sommeil global de bébé sur 24 h et le respect des temps d’éveil. Si la situation persiste plusieurs semaines, un accompagnement personnalisé peut transformer la situation en quelques jours.
Pourquoi mon bébé pleure tout le temps et ne dort pas ?
Un bébé qui pleure tout le temps et ne dort pas est généralement pris dans un cercle vicieux fatigue/pleurs : il pleure car il manque de sommeil, et il ne dort pas car il pleure trop pour s’endormir. Pour sortir de cette spirale, il faut d’abord éliminer une cause médicale (RGO, allergie, otite, infection — consultez votre pédiatre si vous avez le moindre doute). Ensuite, agissez sur trois leviers : réduire les stimulations (écrans, sorties, visites, bruits), respecter les temps d’éveil adaptés à l’âge (ne pas dépasser ces fenêtres), et mettre en place un rituel du coucher stable. Si malgré ces ajustements la situation perdure, un accompagnement par un professionnel du sommeil peut être nécessaire.
Quels sont les différents pleurs de bébé ?
Il existe 7 grands types de pleurs de bébé : (1) pleurs de faim (rythmés, mains à la bouche), (2) pleurs d’inconfort (couche, vêtement, température, rot), (3) pleurs de douleur (aigus, intenses, dos arqué — penser au RGO), (4) pleurs de fatigue (bébé épuisé qui n’arrive plus à s’endormir), (5) pleurs de décharge (en fin de journée, pour évacuer le cortisol accumulé), (6) pleurs émotionnels (besoin de contact, de réassurance), et (7) pleurs liés à la séparation (à partir de 8-9 mois). Apprendre à les distinguer permet de répondre adéquatement : un pleur de faim nécessite une tétée, un pleur de décharge ne se « coupe » pas par une tétée mais s’accompagne avec présence et douceur.
Pleurs de décharge, jusqu'à quel âge ?
Les pleurs de décharge touchent principalement les bébés de 0 à 6 mois. Le pic d’intensité se situe généralement vers 6 à 8 semaines de vie, puis ils diminuent progressivement à mesure que le cerveau de bébé mûrit et apprend à gérer les stimulations du quotidien. Au-delà de 6 mois, certains enfants continuent toutefois à faire quelques minutes de pleurs de décharge avant l’endormissement : c’est tout à fait normal et c’est même une stratégie de transition vers le sommeil qui doit être respectée. Ces pleurs ne sont jamais un caprice ni un signe que quelque chose ne va pas, mais le signe que le système nerveux de bébé fonctionne et qu’il évacue son trop-plein de cortisol pour s’endormir sereinement.









